• TJ_01
  • TJ_02
  • TJ_03
  • TJ_04
  • TJ_05
  • TJ_06
  • TJ_07
  • TJ_08
  • TJ_09
  • TJ_10
  • TJ_11
  • TJ_12
  • TJ_13
  • TJ_14
  • TJ_15
  • TJ_16
  • TJ_17
  • TJ_18
  • TJ_19
  • TJ_20
  • TJ_21
  • TJ_22
  • TJ_23
  • TJ_24
  • TJ_25
  • TJ_26
  • TJ_27
  • TJ_28
  • TJ_29
  • jquery content slider
  • TJ_31
angular carousel by WOWSlider.com v7.7
compteur visiteur


QUI SOMMES NOUS

DIAPORAMAS

L'Auberge du Cheminot Biterrois

Photos Villefranche-Olette 2015

Photos du Train Jaune Juin 2015

Mon reseau de train HO

Déchargement à Villefranche

Les photos des locomotives HO

Photos du Train Jaune été 2015

Photos Train Jaune Hiver 2015-2016

COMITE D'USAGERS

 

RENSEIGNEMENTS

 

MES ACTIONS

MATERIEL ROULANT

 

 

LE MATERIEL ROULANT DU TRAIN JAUNE

Le matériel roulant de la ligne de Cerdagne est unique en son genre il est composé de ses 13 Automotrices Z 100, avec 5 Remorques Nord, 4 Remorques Midi, et 5 Barquettes étant les Remorques découvertes sans toit a vue panoramique très atypiques au grand folklore, ainsi que de ses fourgons Automoteurs du Chasse-Neige a soc Z 200 les Z 201-Z 202. En 2004 il y a eu deux nouvelles Automotrices Z 150 qui furent livrées les Z 151 et Z 152 mais leur aspect est digne d’un tramway et non pas d’un tortillard et techniquement elles ne sont pas adaptées a la ligne de Cerdagne.
Z : Signifie Automoteur diesel mais aussi électrique pour ce qui en est du Chasse-Neige, Autorail étant des engins diesels, Automotrice électrique mais en ce qui concerne le Train Jaune ce sont les Z 100 dont 100 est le numéro de la série de ces engins moteurs.

ZR : Signifie Auto-Remorque ou Remorque.

  1. Les Automotrices Z 100

Voir les caractéristiques techniques sur leur schéma idem pour chaque engin moteur et remorques.

A l’origine 10 Automotrices numérotées EABD 1 a 10 E car électrique, mais aussi parce que l’exploitant était la compagnie des chemins de fer du midi, furent construites en 1909 par les ateliers Carde a Bordeaux pour la caisse, SACM Belfort pour la partie mécanique. Thomson-Houston Paris a réalisé la partie électrique dont les appareillages et les moteurs de traction TH 540. Suite au terrible accident du Paillat le 31 Octobre 1909 les motrices furent équipées du freinage rhéostatique, pour économiser le frein a air.

Peu après 8 Remorques furent transformées en motrices et donc renumérotées E 11 a 18 construites elles entre 1912 et 1921 étant la période des transformations, en 1938 le E devient Z qui veut dire Automotrice est la série est renumérotée 100 ainsi donc naquirent les 18 Z 100 allant de 101 à 118. Par la suite 4 d’entre elles furent réformées et détruites ils n’en restent plus que 14 :
Z 102, Z 103, Z 104, Z 105, Z 106, Z 107, Z 108, Z 109, Z 111, Z 113, Z 115, Z 116, Z 117 et la Z 118 étant la dernière motrice de la série. Une première rénovation a eu lieu entre 1963 et 1968 aux ateliers SNCF de Marseille-Prado dans laquelle les caisses des motrices ont reçues des jointures de tôles en dessus du bois pour le protéger et pour plus de solidité lors des intempéries, des vitres à manivelles ont été mises en place ainsi que des sièges en cuirs pour plus de confort ainsi qu’une splendide livrée sang et or qui symbolisait bien les couleurs Occitanes et Catalanes.

La seconde rénovation s’est faite aux ateliers SNCF de Béziers entre 1984 et 1988 car le matériel vieillissait et tombait de plus en plus en panne, l’atelier de Villefranche Vernet Les Bains n’avait que très peu de pièces pour faire l’entretien des engins la rénovation ne pouvait donc pas se faire sur place. Comme le Dépôt de Béziers était encore en grande activité à cette période tout le matériel a été rénové en terre Biterroise. Seule la Z 103 n’a pas été rénovée et a conservée son état des années 1960 pour cause de manque d’argent, mais pour les passionnés il est bien qu’une caisse soit restée comme avant car on peut encore l’admirer comme telle. (De nos jours elle est garée sous la halle de la gare de Villefranche Vernet Les Bains dans un état piteux car elle rouille de plus en plus certaines tôles ont été enlevées, les frisettes de bois en dessous sont visibles et pourrissent nous aimerions bien la voir rénover dans l’état tel qu’elle est bien évidemment soit pour qu’elle fonctionne comme une Remorque ou bien qu’elle soit exposée et que le public puisse visiter l’intérieur.)

Tout y est passé pour une refonte complète au niveau des appareillages avec l’ajout d’une batterie et de relais basse-tension dans la cabine 1 pour le fonctionnement des phares et de l’éclairage et ce pour plus de sécurité, la haute-tension se trouve dans la cabine 2 où il y a également les contacteurs électropneumatiques. La RST : Radio Sol Train a été ajoutée suite a la nouvelle gestion de la ligne par cantonnement téléphonique avec un chef de ligne basé en gare de Villefranche. Côté aménagement les sièges en cuirs n’ont pas changés ni les vitres avec des manivelles car elles étaient et sont encore en bon état. Côté suspension en plus de la primaire une suspension secondaire a été ajoutée avec des blocs en caoucthouc d’acier empilés les uns sur les autres appelés blocs sandwichs et ce pour plus de résistance et de solidité mais surtout pour le confort de tous.

L’aspect n’a pas trop changé mis a part qu’il y a 4 phares sur chaque avant dont 2 blancs et 2 rouges, ainsi que 4 feux jaunes dont 2 sur les 2 côtés de chaque extrémité de la caisse et ce dans le but pour que le Conducteur regarde ce feu jaune sur la dernière motrice assurant que le train est complet lors de l’arrivée en gare avant qu’il appelle le chef de ligne. Les couleurs quant a elles n’ont pas changées et heureusement mais dans leur manière d’être il y a eu un grand changement, en effet les caisses ont été repeintes entièrement en Jaune accompagnée avec de belles bandes rouges en haut et bas de caisse rappelant les couleurs Catalanes, ainsi que de beaux liserets au milieu sur chaque extrémité de la caisse dont la forme des côtés fait penser a la croix Occitane. Elles sont depuis l'origine équipées de frotteurs pour la prise de courant par troisième rail en 850 Volts Continu, d’attelages semi automatiques Leduc-Lambert. Depuis la rénovation de Béziers elles possèdent les conduites d’airs CG : Conduite Générale et CP : Conduite Principale ainsi que de câblots de pour assurer le fonctionnement des électroaimants de leurs portes ainsi que la continuité du courant sur toute la rame.

De nos jours les Z 100 ont toujours l’aspect actuel depuis la rénovation de Béziers elles continuent de rouler et sont entretenues quotidiennement au jour le jour par le Dépôt de Villefranche pour les petites réparations ainsi que périodiquement tous les 10-12 ans par le Dépôt de Béziers pour les Grandes Révisions Générales. Elles ont reçues deux modifications récentes : l’ajout d’un assécheur d’air étant présent sur le côté droit au début de l’extrémité 2 de la caisse il est relié aux réservoirs d’air par des tuyaux. Son rôle est de purger l’air des réservoirs pour ne bas boucher les tuyaux lorsque les Compresseurs tournent car avec le gel en hiver cela pourrait former du calcaire, bien que ca ne se soit jamais produit auparavant ceci a été nécessaire afin de respecter la norme UIC. La deuxième modification qu’elles on eues a eu lieu a partir de 2004 et a également été valable pour les Remorques Nord-Midi et les Barques, il s’agit de l’ajout de portillon a fermeture électromagnétique. Ceci est appelée la VAP : Verrouillage automatique des portillons et des portes en ce qui concerne les Barques, en effet un espace a été crée dans les embouts pour permettre de faire passer la serrure et les câbles étant reliés aux relais basse-tension de la batterie pour amener le courant et ainsi faire électroaimant, ceci s’active lorsque le train roule a 3 kmh une fois fermés les portillons ne peuvent plus être ouverts de l’intérieur et ce pour la sécurité des voyageurs. Mais il est possible de le faire de l’extérieur car si quelqu’un est resté sur le marchepied en ouvrant il démagnétise le contact de l’électroaimant qui se réactive une fois le portillon refermé de l’intérieur. Pour finir les compositions des trains sont de 1 a 6 pièces maximum compte-tenu du tonnage de chaque caisse, voici un petit tableau explicatif:

 

  1. Le Chasse-Neige a Soc les Z 201-Z 202

 

Ces deux fourgons automoteurs ont été construits en même temps que les Z 100 en 1909 par les mêmes constructeurs par les ateliers Carde a Bordeaux pour la caisse, SACM Belfort pour la partie mécanique. Thomson-Houston Paris a réalisé la partie électrique. Au départ il y avait 10 fourgons automoteurs allant de 301 à 310, leur but était de renforcer le trafic marchandise, leur structure est en bois et les caisses étaient peintes en gris et noir ce qui ne s’accordait pas vraiment au reste du matériel roulant de la ligne de Cerdagne au niveau des couleurs.

Leur équipement mécanique est identique a celui des Z 100 avec possibilité de couplage avec elles par attelages semi automatiques Leduc-Lambert et des conduites d’airs CG : Conduite Générale et CP : Conduite Principale mais l’équipement et le raccordement électrique par câblots haute-tension en 850 Volts Continu, ils ont aussi des frotteurs comme les motrices mais le raccordement n’est pas possible avec les Z 100 car elles ont des câblots 72 Volts Continu en basse-tension le voltage serait donc trop bas et trop haut ca ne pourrait pas fonctionner et des courts-circuits pourraient se créer et faire bruler les engins ce qui serait terrible. Il y a aussi le raccord pneumatique des tuyaux pour les conduites d’air et le freinage. En 1950 le trafic marchandise s’annonce suffisant par conséquent 8 fourgons ont été progressivement radiés du service et ferraillés entre 1951 et 1957. Ils ne restaient plus que les fourgons 308 et 309 renumérotées en Décembre 1956 Z 201 et Z 202 tels que nous les connaissons de nos jours.

Mais ca ne s’est pas arrêté là l’atelier de Villefranche a également fabriqué de grandes étraves ou socs métalliques selon l’appellation dont la plus grande est celle du Z 202 servant ainsi à dégager les importantes quantités de neige en saison hivernale ! Quant a la couleur qui n’allait pas les Catalans qui tiennent toujours a leur belle identité ont repeint les caisses en rouge et jaune et les étraves en rouges c’était plus joli et les 2 fourgons enfin appelés Chasse-Neige s’intégraient parfaitement dans la famille du matériel roulant du Train Jaune, pour finir des phares blancs électriques ont été rajoutés en hauteur de la caisse pour plus de visibilité notamment dans les tunnels. Le fourgon Z 202 est classé monument historique les 2 n’ont jamais changés depuis leur création ils sont toujours en service robustes et authentiques ! Ils sont bien entretenu depuis toujours uniquement par le Dépôt de Villefranche qui fait des petites réparations ils n’ont pas besoin d'aller a Béziers et de faire de GRG : Grandes Révisions Générales car ils ne circulent qu’en Hiver donc très peu leur vitesse maximum est de 55kmh mais ils ne sont autorisés à rouler qu’entre 20 et 30kmh lors des déneigements.

Ci-dessus le Chasse-Neige de type Langeac qui fut construit en 1989 aux ateliers de Béziers il est le résultat de la transformation de deux wagons plats, il était destiné a remplacé le Chasse-Neige a Soc Z 201-Z 202. Cette photo a été prise lors de son unique marche d'essai les 14 et 15 Novembre 1989 avec les Z 109 et Z 111, par la suite il s'est avéré inadapté et inefficace de nos jours il stationne fanné et rouillé en gare de Villefranche Vernet Les Bains et l'antique est toujours opérationnel.

 

 

  1. Les Remorques Midi ZR 20001 à 20004

 

Les Remorques Midi ont été construites en 1909 même année que les Z 100 et les fourgons automoteurs Chasse-Neige, a l’origine il y avait 14 Remorques Midi numérotées ABDe-1 a 14. Le but était d’avoir des engins remorqués pour pouvoir faire monter plus de voyageurs dans chaque rame ce fut donc très utile, tout comme les Z 100 les Remorques Midi sont équipées de 4 frotteurs dont 2 a chaque extrémité sur chaque côté leur rôle est d’amener le courant pour l’éclairage voyageur et pour le chauffage l’hiver de nos jours les frotteurs sont montés en période hivernale pour la même raison, mais a l’heure actuelle l’éclairage peut fonctionner sans frotteurs puisque les câblots assurent la continuité du courant sur toute une rame via les barres a bornes étant l’endroit ou tous les fils sont reliés entre eux pour que le courant puisse passer d’un endroit a l’autre sans interruption sur chaque engin.

Dès 1912 les agents s’aperçoivent qu’ils n’ont pas assez de Z 100 pour faire plusieurs rames en acheter d’autres aurait été très coûteux, alors les ouvriers du Dépôt de Villefranche ont pris la décision de transformer 10 des 14 Remorques Midi en Z 100 en leur administrant appareillages haute-tension, sifflets moteurs et compresseurs ainsi il y avait donc suffisamment de motrices pour faire beaucoup plus de rames, néanmoins il ne restait et reste plus que 4 Remorques Midi. Tout comme les Z 100 les Remorques Midi ont l’aspect similaire si ce n’est qu’elles n’ont comme légère différence que deux feux rouges a l’avant et jaunes en haut sur les côtés une fenêtre en plus sur chaque côté n’ont pas de moteurs ni de cabines de conduites de résistances et de sifflets.

Elles ont été rénovées 2 fois la première fois aux ateliers de Marseille-Prado entre 1963 et 1968 et la seconde fois aux ateliers de Béziers entre 1984 et 1988 dans lesquelles elles ont reçues de nouveaux aménagements avec des sièges en cuir les caisses ont été tôlées et ont été repeintes en moitié rouge et jaune la première fois puis jaune avec des liserets rouges au milieu et des bandes rouges en haut et bas de caisse la seconde fois idem que pour les Z 100 avec l’ajout de deux feux rouges et jaunes et de l’éclairage voyageur par néons. Elles sont depuis l'origine équipées d’attelages semi automatiques Leduc-Lambert. Depuis la rénovation de Béziers elles possèdent les conduites d’airs CG : Conduite Générale et CP : Conduite Principale ainsi que de câblots de pour assurer le fonctionnement des électroaimants de leurs portes ainsi que la continuité du courant sur toute la rame.

 

  1. Les Remorques Nord ZR 200023 à 200039

 

Les Remorques Nord ont quant a elles été construites en 1910 par les ateliers du Nord Decauville (Corbeil) elles roulaient et certaines roulent en Picardie sur le chemin de fer touristique a voie métrique de la Baie de Somme entre Saint-Valérie sur Somme et le Crotat. Autant dire qu’elles n’ont pas faites leur entrée immédiatement sur la ligne de Cerdagne, ce n’est qu’en 1936 que 6 d’entre elles ont été commandés aux chemins de fer économiques SE du Nord par les agents du Dépôt de Villefranche Vernet Les Bains car vu qu’il n y a que 4 Remorques Midi et 5 Barques le matériel remorqué est vite utilisé sur les rames il y a donc besoin de renfort a ce niveau-là. Par la suite le 13 Janvier 1937 les deux premières Remorques Nord 023 et 024 sont livrées en gare de Villefranche Vernet Les Bains, le 16 Janvier les 4 autres 036, 037, 038 et 039 sont rapatriées aussitôt. Côté aspectuel elles sont très caractéristiques mais se différencie du reste du matériel roulant de Cerdagne a leur début, car c’est très typique d’avoir des Remorques longues rectangulaires avec deux superbes plateformes panoramiques de chaque côté de la caisse. Elles sont néanmoins un point commun avec le restant du parc du matériel roulant c’est que leur structure était en bois jusqu'à la première rénovation.

Elles ont été rénovées 2 fois la première fois aux ateliers de Marseille-Prado entre 1963 et 1968 et la seconde fois aux ateliers de Béziers entre 1984 et 1988 dans lesquelles elles ont reçues de nouveaux aménagements avec des sièges en cuir les caisses ont été tôlées et ont été repeintes en moitié rouge et jaune la première fois puis jaune avec des liserets rouges au milieu et des bandes rouges en haut et bas de caisse la seconde fois idem que le restant du matériel avec l’ajout de deux feux rouges et jaunes et de l’éclairage voyageur par néons.

Elles sont depuis l'origine équipées d’attelages semi automatiques Leduc-Lambert. Depuis la rénovation de Béziers elles possèdent les conduites d’airs CG : Conduite Générale et CP : Conduite Principale ainsi que de câblots de pour assurer le fonctionnement des électroaimants de leurs portes ainsi que la continuité du courant sur toute la rame.
Aujourd’hui il en reste 5 sur les 6, malheureusement la ZR 200024 a été victime d’un incendie grave suite a la foudre en gare de Latour De Carol le 30 Juillet 1974, sa carrière s’est terminée avec l’aspect sang et or de la première rénovation dans un état catastrophique sa fin a été tragique puisqu’elle a été ferraillée car elle ne pouvait pas être réparée a cause des graves dégâts que la foudre lui avait causée. Mais heureusement les 5 autres sont toujours bien pimpantes lumineuses et robustes avec leur authenticité centenaire d’antan de 1910 malgré les deux rénovations.

 

Les Remorques découvertes ZR 20030 à 20034 appelées

«Barques-Barquettes ou encore Baignoires.»

 

5 Remorques de plus ont été construites à partir de 1912 par les ateliers Carde à Bordeaux. Au départ elles étaient munies d’un toit avec des fenêtres sans verres sur les côtés qui pouvaient être fermées avec des rideaux à tirer elles étaient surnommées «les Buffalo.» Elles ne sont pas équipées de chauffage et d’éclairage car elles ne roulent qu’en saison estivale, en Mai 1949 la Barque 034 se fait retirer le toit de même que (la Barque 035 en Mai 1950 car a l’époque elles étaient appelées Cye 31 à 35 lorsque la compagnie des chemins de fer du Midi exploitait la ligne elles ne sont devenues que les ZR 20030 à 20034 en 1950 lorsque la SNCF a en a pris l’exploitation à partir de 1938 année de création de l’entreprise.)

Mais revenons a la perte du toit parce qu’a partir de ce moment-là les voyageurs étaient véritablement au grand air dans les Barques et de plus celles-ci étaient envahies d’eau lors des intempéries c’était les Baignoires lorsqu’il tombait une ramade : forte-pluie les gens se prenaient la saucée, et pour l’anecdote on entendait dire : « Oh on s’est pris la pluie dans la Barque mais qu’est ce qu’on s’est régalés ca c’est du folklore c’est unique! » Chaque été les Barques sont en quelque sorte les wagons folkloriques typiques du Train Jaune les touristes s’en régalent adorent leur aspect leur banquettes en bois qui sont restées telles qu’elles depuis leurs origines ! Le bruit du roulement et les secousses de la suspension notamment dans les courbes, sensations fortes et authentiques garanties donc dans les Barques ! Par la suite 3 Barques les ZR 20030, 20031 et 20032 furent transformées en wagon plat pour renforcer l’activité FRET mais en 1974 celui-ci est malheureusement définitivement interrompu suite aux décisions de la SNCF.

Les trois wagons seront donc refaits par les ateliers de Nîmes Courbessac (toujours en activité de nos jours ce centre-essieux entretien les essieux et roues de divers engins), pour redevenir initialement les 3 Barques les ZR 20030, 20031 et 20032. Les Barquettes ont été rénovées deux fois la première fois aux ateliers de Marseille-Prado entre 1963 et 1968 et la seconde fois aux ateliers de Béziers entre 1984 et 1988 et ont été repeintes en moitié rouge et jaune la première fois puis jaune avec des liserets rouges au milieu et des bandes rouges en haut et bas de caisse la seconde fois idem que le restant du matériel avec le tôlage des caisses car avant il y avait de la frisette en bois sur les côtés dont la Barque 031 qui en avait encore lors de la première rénovation. Il y a aussi eu l’ajout de robinets d’urgences étant reliés aux conduites des réservoirs d’airs actionnables manuellement par les voyageurs en cas de problème.

Contrairement aux Z 100 et aux Remorques Nord-Midi les Barquettes n’avaient et n’ont pas de phares ni frotteurs puisqu’elles n’en n’ont jamais eu l’utilité. Néanmoins elles sont depuis l'origine équipées d’attelages semi automatiques Leduc-Lambert. Depuis la rénovation de Béziers elles possèdent les conduites d’airs CG : Conduite Générale et CP : Conduite Principale ainsi que de câblots de pour assurer le fonctionnement des électroaimants de leurs portes ainsi que la continuité du courant sur toute la rame.

 

  1. Les Automotrices Z 150: Les Z 151-Z 152 

Les Z 150 sont deux automotrices de 86 places commandées pour la Région Languedoc-Roussillon et la SNCF. Elles ont été reçues en 2003-2004. Elles sont formées de trois caisses, sur trois bogies au total. L'élément central plus court est monté sur un bogie moteur, regroupe l'équipement de traction. Les éléments d'extrémité formant les compartiments voyageurs, sont montés en porte à faux sur l'élément central (ce qui correspond à l'architecture de nombreux tramways modernes.)
Elles ont été construites par la société suisse Stadler et sont aptes à circuler à 80 km/h étant la vitesse maximum qu’elles peuvent atteindre (bien que la vitesse maximale de la ligne soit de 50 km/h.) Ce matériel est en exploitation sur la ligne de Cerdagne, il est affecté au service TER du Languedoc-Roussillon. Il complète le parc formé des Z 100 avec leurs Remorques Nord-Midi et Barquettes. Au départ les Z 150 avaient pour but de circuler sur la ligne de Cerdagne pour permettre aux Z 100 de ne pas davantage s’user et donc que celles-ci circulent de temps en temps. Bien qu’elles aient été rénovées deux fois au niveau des caisses du plancher des appareillages mais dont les moteurs et les châssis qui ont eu des révisions entre temps tout de même datent de 1909 c'est dire à quel point c'est si robuste et toujours aussi unique!

La Z 151 a été livrée en Décembre 2003 en gare de Villefranche Vernet Les Bains son inauguration et sa toute première marche d’essais a eu lieu le 18 Décembre 2003 entre Villefranche et Latour De Carol. Les essais s'avairaient être concluants et positifs pour la vitesse et l'adhérence des roues sur les rails, puis en Janvier 2004 la Z 152 est arrivée et dès l’été 2004 ces deux nouvelles motrices étaient destinés a être en service commercial ce qui s’est fait elles ont circulé mais pas longtemps.



Voici 3 points importants à savoir de comparaison concernant les Z 150:

1 Elles coûtent plus cher en entretien que le matériel roulant ancien: Z 100, Remorques Nord, Remorques Midi, Barques, Chasse-Neige wagons etc... Pourquoi? Car les Z 150 ont été crées par la société suisse "Staedler" et donc il y a ce que l'on appelle du copyright c'est l'équivalent de droit d'auteur, qui oblige lorsque elles sont en entretien ou en panne au Dépôt de Villefranche de passer par eux, puisque les pièces sont protégées donc elles ne permettent pas d'avoir la liberté de les entretenir sans accord contrairement au matériel ancien ou tout se fait en passant par les ateliers de Villefranche et de Béziers (qui ne sera plus quant à lui bientôt malheureusement au passage et ce malgré toutes les luttes menées!) Ceci est comparable au nombre de kilomètres parcourus et de voyageurs transportés par l'ancien et le nouveau matériel. Enfin pour 1 euro mis sur les Z 150 c'est 10 centimes seulement qui reste dans la région Languedoc-Roussillon, sur l'ancien matériel c'est 90 centimes qui y reste, donc l'ancien est donc gagnant sur ce point-là!

2 Au niveau technique les Z 150 ne sont pas adaptées à la voie et sont trop lourdes! Pourquoi? Le pivot de la cabine de conduite est plus large et l'est également dans les courbes contrairement aux Z 100 et aux Remorques. Enfin le poids: Les Z 150 pèsent 43 tonnes les deux ensemble en UM: Unité-Multiple pèsent 86 tonnes! Une Z 100 pèse 30 tonnes en UM avec une autre ça fait 60 tonnes, donc ceci équivaut à la chose suivante la charge d'essieu appuie davantage sur le rail et l'abime et elle est donc beaucoup plus importante sur les Z 150 que sur les Z 100 qui elles appuient moins et ne déforment pas la voie. 2 points pour l'ancien.

3 Enfin on termine par du sentimental: Les Z 150 ne plaisent pas! Pourquoi? Parce que la ligne de Cerdagne a beau être et doit rester TER et SNCF on se bat tous pour, mais l'authenticité va avec et le Train Jaune n'est pas qu'une appellation authentique ça va au-delà avec son matériel sublime et unique au monde au niveau visuel ses couleurs sang et or et sa sonorité mécanique notamment avec: Le sifflet, les moteurs, le compresseur, les contacteurs, le claquement des roues sur les joints de rails, le grincement dans les courbes et des sabots de freins à l'arrêt. Les odeurs, l'historique, la construction, les luttes, l'entretien avec les ouvriers, tous les agents qui le font vivre et le défendent comme nous aussi etc... L'ancien est le grand gagnant vive le Canari pour toujours, l'unique le vrai l'éternel centenaire macarel sempre en davant tothom lluitem per lo salvar!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


En résumé vive le Train Jaune unique d’origine: Les Automotrices Z 100 Remorques Nord Remorques Midi et Barquettes ainsi que le Chasse Neige à Soc Z 201-Z 202 vive le Canari sang et or atypique pour toujours!!!!!! Ci-dessous une photo que j'ai prise en Juillet 2013 a Bolquère ce décor montagneux au caractère unique est splendide! On y voit une rame 6 pièces avec dans l'ordre de gauche à droite: La Z 108 en tête, la Barque 033, la Remorque Midi 001, la Z 118 au milieu, la Barque 031 et enfin la Z 102 en queue!

 

 

RETOUR HAUT DE PAGE

CSS Website templates by JustDreamweaver.com