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Historique du Train Jaune

L’Histoire de la construction de la ligne du Train Jaune commença il y a 110 ans en 1903 ! Car un peu avant la ligne Perpignan-Villefranche Vernet Les Bains fut construite en 1895 et la gare de Villefranche était le terminus, mais il n y avait pas de ligne Pour relier Villefranche jusqu’au haut Conflent puis à la Cerdagne ainsi qu’aux hauts-plateaux cerdans du pays Catalan ! Alors il fallait construire une ligne spéciale et adaptée car les gens prenaient la diligence depuis Perpignan ou Prades mais leur temps de parcours était de 7 heures à 2 jours pour aller de Perpignan jusqu’en Cerdagne après Font-Romeu. imaginez cela devait être comme une éternité pour cette époque ! Alors des solutions techniques pour réduire le temps de transport commencèrent à être négociées avec Emmanuel Brousse (1866-1926) élu dans plusieurs domaines :

Député de la Gauche démocratique puis Gauche républicaine démocratique des Pyrénées-Orientales de 1906 à 1924, il était conseiller municipal de Perpignan, ainsi que conseiller général de Saillagouse de 1895 à 1926. Sous-secrétaire d'État aux finances du 20 janvier 1920 au 16 janvier 1921 dans les gouvernements Alexandre Millerand et Georges Leygues. Il aimait le département des PO, il voulait également développer le transport ferroviaire en Cerdagne tout comme Jules Lax conseiller général dans les PO et décédé en 1925. Ces deux hommes ont motivé les hommes politiques pour faire cette ligne merveilleuse et unique qui est heureusement encore là aujourd’hui !
En 1903 la construction débuta, la voie allait être métrique c'est-à-dire avec 1 mètre d’écartement pour des raisons techniques et de gabarits ainsi que dans les rampes et pentes, mais la traction n’était pas définie mais il y avait deux solutions: la première étant la vapeur beaucoup utilisée à l’époque mais ca ne convenait pas car les machines n’auraient pas pu monter les fortes rampes qu’allaient imposer cette ligne, il fallait donc changer. Ce fut donc le deuxième mode de traction c'est-à-dire l’électrique qui fut retenu.
Là-aussi électrique, mais comment? Par des caténaires ? Impossible... les fils de contacts toucheraient les tunnels et les pantographes accrocheraient et casseraient donc il fut décidé que la ligne serait alimentée par un troisième rail sur le côté .Les automotrices Z 100 allaient être équipées de frotteurs avec des plaquettes métalliques fixées par des boulons touchant ce rail et amenant le courant par câbles avec du cuivre à l’intérieur pour l’amener aux moteurs de traction, pour transmettre l’effort de traction aux roues pour que le train avance. Ce fut révolutionnaire et écologique pour l'époque! Ce troisième rail est encore là aujourd’hui, mais attention danger de mort ne descendez jamais sur les voies et ne mettez jamais les pieds ou les mains sur le rail car il conduit un courant électrique continu de 850 Volts !!!!
Alors restez sur le quai de la gare et tout ira pour le mieux, bien que le Train Jaune soit folklorique et unique les panneaux sont là pour rappeler ce danger !

Le 31 Octobre 1909 la première inauguration devait avoir lieu entre Villefranche et Mont-Louis, mais malheureusement ce jour-là il pleuvait; le train était mixte Marchandises et Voyageurs MV car il y avait deux automotrices et des wagons chargés de rail et au moment où le train passait sur le Pont Gisclard, il allait en direction de Villefranche.Le conducteur devait serrer les freins pour diminuer la vitesse, mais malheureusement il a fait le contraire; sans le vouloir il a desserré et le train s’est emporté à une vitesse folle déraillant ainsi sur un petit pont en pierre en courbe quelques centaines de mètres plus loin au lieu dit du Paillat !

Il y a eu 6 morts dont Albert Gisclard, grand ingénieur de travaux publics originaire de Nîmes et concepteur de son ouvrage, qu’il vit achevé mais il mourut lors de cet accident malheureusement ! Les Automotrices furent elles aussi terriblement détruites car les caisses ont déraillé les bogies et les roues se sont éparpillés sur le talus ! Suite à cet accident toutes les machines ont été équipées du freinage rhéostatique(plus connu sous le nom de force contre-électromotrice) ayant pour but de ralentir les moteurs du train économisant ainsi le frein à air qui lui freine et arrête tout la masse d’une rame, ceci est économique et le frein à air n’est alors utilisé parfois qu’en forte pente et tout le temps dans les gares pour s’arrêter !

La première inauguration a été reportée et a donc eu lieu entre Villefranche et Mont-Louis le 18 Juillet 1910 où tout le monde était content: les enfants et les élus agitaient les drapeaux ce jour-là car ils étaient heureux de voir qu’un train passait dans leur ville! Le 11 Juin 1911 la ligne fut prolongé de Mont-Louis jusqu’à Bourg-Madame et là le rêve d’Emmanuel Brousse se réalisa car le Train Jaune assurait enfin le lien ferroviaire entre le Conflent et la Cerdagne !
Ceci a permis la construction de la ville de Font-Romeu et aussi du Grand-Hôtel deux ans plus tard en 1913( il fêtera son centenaire le 26 et 27 Juillet 2013 qui promet d’être superbe !) Cet ancien hôtel était luxueux: de nombreux rois et reines ainsi que des personalités importantes comme Charles Trenet y venaient car ils descendaient du Train Jaune en gare de Font-Romeu puis ils montaient en diligence jusqu’au Grand-Hôtel. De nos jours ce n’est plus un hôtel mais des appartements . La ville possède une très belle station de ski, un casino, des petits commerces avec des animations en hiver mais surtout en été et il y a un magnifique panorama unique sur les montagnes de Cerdagne, le Canigou, le Cambre D’Aze et aussi le petit tortillard Cerdan que nous voyons et entendons. C’est un bonheur particulier à voir et à entendre avec des odeurs uniques également !


La gare de Bourg-Madame fut pendant 16 longues années le terminus de la ligne de Cerdagne avant d’atteindre le terminus actuel la gare Internationale de Latour De Carol Enveitg, mais pourquoi autant d’attente ? Tout simplement parce que la première guerre mondiale (1914-1918) a impliqué de nombreuses mobilisations surtout durant la bataille de la Marne en Août 1914 ou encore celle de Verdun en 1916 qui a duré jusqu’en Octobre 1917 (10 mois de tueries sauvages et terribles !) Mais aussi pendant que les hommes étaient au front sur le champ de bataille, les femmes étaient à l’arrière: elles conduisaient les trains s’occupaient du jardin elles construisaient des moteurs d’avion et fabriquaient des obus dans des usines pour lutter contre les ennemis Allemands car il y avait beaucoup d’emplois en ce temps fou de la guerre ! Ce cauchemar se termina le 11 Novembre 1918 lorsque l’armistice de paix entre les deux pays fut célébré cessant ainsi tout conflit fort-heureusement, mais le bilan fut terrible car il y a eu 10 millions de morts français et 2 millions d’Allemands !

Peu après partout en France il fallait reconstruire des centaines de maisons, d'endroits ou d'usines qui furent détruits, il fallait des ouvriers pour travailler avec énormément de main d’œuvre, c’est pourquoi la dernière partie du tracé de la ligne de Cerdagne partant de Bourg-Madame jusqu’à Latour De Carol fut construite et autorisée le 27 Août 1927 16 ans après l’an 1911 ! La ligne fut enfin achevée avec ses 63 Kilomètres entre Villefranche Vernet Les Bains et Latour De Carol, ajoutons que le Train Jaune fut le premier à rejoindre la gare de Latour De Carol. Ce fut ensuite en 1929 autour du Transpyrénéen venant de Toulouse étant une ligne SNCF et enfin les trains espagnols de la RENFE sont venus rejoindre aussi cette gare qui est particulière car il y a trois écartements et trois tensions de courants différentes : Trains SNCF écartement 1 Mètre 435 MM Tension 1500 Volts Continu par Caténaire, Trains de la RENFE écartement 1 Mètre 676 MM Tension 3000 Volts Continu par Caténaire et enfin notre magnifique et unique petit Train Jaune adoré avec son écartement métrique d’1 mètre avec l’alimentation par troisième rail en 850 Volts Continu ! Cette très belle et grande gare unique et Internationale possède le plus long quai couvert d’Europe avec une altitude de 1231 Mètres, bien-entendu la vedette est le Canari et pas les TER Intercités ou rames de la RENFE car, quand il n’est pas dans cette gare parce qu’il se fait attendre quand il roule du côté de Villefranche où de Font-Romeu, il nous manque ! Mais quand on le voit au loin avec ses phares souriants et lumineux et qu’on l’entend siffler et que ses moteurs ronronnent, nous sommes très heureux et émerveillés! Il arrive en freinant: les freins grincent, le compresseur se met en marche créant ainsi une mélodie chantante atypique, il s’arrête quelques heures puis repart en direction de Villefranche à 30 kilomètres heures s’élançant ainsi dans les plaines pour circuler doucement et heureux en Cerdagne!

Aujourd’hui ce tortillard unique est le symbole de la région Languedoc-Roussillon ainsi que du département des Pyrénées-Orientales , il représente l’emblème fort pour les Catalans et pour les habitants de la Cerdagne mais c'est aussi un petit symbole pour les Occitans et les Biterrois!

Il fait parti des sites patrimoniaux les plus fréquentés de notre région notamment en été, soyons en fiers . Maintenant que vous connaissez l’historique, allez voir la technique particulière de construction de la ligne des ouvrages ainsi que du matériel roulant c’est à ne surtout pas manquer, régalez vous pour la suite !

La Ligne :

La Ligne de Cerdagne possède de nombreuses particularités du fait de l’écartement qui est métrique d’1 mètre mais aussi qu’elle soit alimenté par un troisième rail avec du 850 Volts continu, l’environnement le train les paysages, les pentes et les rampes font parti de tout ce charme unique ! Tout d’abord la ligne ne compte pas moins d’environ 650 Ouvrages d’art entre les viaducs, les ponts et les murs de soutènement ceux à côté du ravin dans la montagne, les 19 Tunnels dont deux sont très longs celui de Planès 337 Mètres et celui de Pla de Llaura 380 Mètres après la gare d’Ur avant Béna-Fanès et Latour De Carol étant le dernier et plus long de la ligne. Deux ponts sont emblématiques: le viaduc Séjourné en pierre et le pont suspendu Gisclard que nous allons étudier avec technique et détails en photos.

Le viaduc Séjourné est le premier pont emblématique peu avant la gare de Fontpédrouse et après Thuès-Carença. Il est composé de deux éléments magnifiques en pierre. Le premier niveau permet de soutenir le deuxième car il est taillé et cimenté entre le trou de la vallée et la rivière de la Têt juste en dessous deux arches en pierres formant un beau A arrondi qui complètent le décor en étant taillées dans la roche. Le deuxième niveau complète le premier avec de grandes arches qui sont taillées et cimentées pour être tenues sur les deux niveaux. L’ouvrage complet mesure 236 mètres 70 de long et le Train Jaune roule à 65 mètres de hauteur en dessus de la têt et de la route: on voit ce magnifique pont et quand le canari cerdan passe dessus, qu’on le voit et qu’on entend le ronronnement particulier et sublime des moteurs ainsi que le claquement des roues et de temps en temps quelques coups de sifflet s’il nous voit, c’est un pur bonheur avec trois belles choses: le pont, la montagne et le train... c’est tout simplement magnifique !

Le pont suspendu Gisclard est le deuxième ouvrage d’art remarquable et emblématique lui aussi du nom de l’ingénieur qui le réalisa Albert Gisclard car en effet, ce pont unique peut ressembler aux ponts Anglais ou Américains mais celui-ci est Catalan et restera toujours là de même pour son aspect qui reste atypique ! Au niveau technique ce pont dont les rivets tiennent les pilliers métalliques et le tablier pèse 873 tonnes d’acier les câbles qui pendent tout le long renforcent le tenacité de l'ouvrage. Le rôle de ces pilliers est de soutenir le tablier sur les côtés des rails de l’ouvrage d’art, pour pas que l’ensemble s’effondre lors du passage d’une rame entière du Train Jaune par exemple car sa mélodie reste sublime et authentique mais lors de la résonnance la fréquence sonore en décibels: dB provoque des vibrations sur les piliers qui peuvent se fragiliser et casser ca serait catastrophique non-merci! Mais grâce aux câbles (non-électrifiés bien-sûr) enfoncés dans quatre belles guitounes de pierre des deux côtés en bas du pont, l’ouvrage reste heureusement intact et ne cède donc pas. Il mesure en tout 253 mètres de long et se situe 80 mètres au dessus du vide soutenu par deux piliers en pierres entre la têt et le pont ! Là-aussi lorsque le petit Canari passe sur ce pont il s’intègre parfaitement à ce décor unique; sa peinture est lumineuse et brillante. De loin ses moteurs ronronnent également et c’est si agréable à voir, à entendre et à sentir pour les odeurs de la nature: c'est beau pitorresque et unique pour le photographe ou bien le peintre se trouvant tout en haut de l'aire Gisclard où l'on peut admirer le paysage le pont et le petit tortillard sang et or qui passe et passera longtemps encore.

 

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